36 going on... 13?
Plus je vieillis, plus je réalise que j’avais les réponses à 13 ans (et je pense que toi aussi…)
« Si tu pouvais parler à la version de 13 ans de toi-même, qu’est-ce que tu lui dirais?»
Cette question, on l’a entendue 1000 fois dans les entrevues de vedettes, et elles y répondent toutes un peu de la même manière : « Je lui dirais que tout va bien aller et de cesser de s’en faire. »
Ça me chicote! Tout ne va pas bien aller (attèle-toi, en fait…) et je suis plutôt d’avis qu’elle n’a pas besoin que la version « très adulte » de nous-mêmes lui dise quoi que ce soit. Elle s’en sort très bien sans nous. Du moins, bien mieux qu’elle ne peut le penser.
J’ai choisi le chiffre 13 pour la référence au film, mais j’aurais pu dire 7, ou 10. Tout voyage nous menant à un âge précédant la conscience de l’autre à qui l’on veut plaire et la fusion de notre paume à un téléphone nous mènera à bon port pour la réflexion qui suit…
On se situe donc à la fin de la petite enfance. Si t’as mon âge ou que t’en es proche, voici une playlist pour te mettre dans l’ambiance.
Quelque part entre ce chapitre de l’insouciance et celui de la trentaine, des influences ont modelé nos façons d’être, on a souvent répondu « moi aussi » sans le penser, on a vu défiler des tendances aussi vite que l’on a vu les responsabilités s’accumuler et on a fait de « trouver notre valeur » notre mission de vie (je généralise parce que je pense qu’on se ressemble). On a tout fait pour être dans gang, on a parfois joué gros, mais plus fréquemment joué petit (tout pour ne pas déplaire) et en chemin, on a développé des stratégies, des habitudes et des intérêts rythmant notre vie d’adulte.
On a fait ce qu’il fallait.
On a fait ce qu’on pouvait.
Puis est arrivée la trentaine.




